
Les monastères en Italie sont de véritables monuments
L’Italie est célèbre pour sa relation riche et traditionnelle avec l’Église, qui a non seulement fait du pays l’un des bastions du catholicisme mondial, mais a également entraîné de nombreux développements immobiliers et la création d’un art assez étonnant. Les monastères sont de parfaits exemples des trois, car ils résument en un seul endroit l’idée de communauté catholique et la valeur artistique des églises et autres bâtiments qui y sont liés.
Sommaire
Le Monte Gargano
On peut commencer par le Monte Gargano qui, à l’insu de la plupart, fut le premier sanctuaire d’Europe occidentale. Ce sanctuaire enchanté se trouve dans le sud de l’Italie, dans la région des Pouilles. Le bâtiment est en fait composé de deux corps principaux : l’église Santa Maria Maggiore et le baptistère Saint-Jean.
Voici un autre exemple de monastère :
Comme tout autre complexe religieux, il y a un magnifique clocher ; celui-ci a une signification historique particulière car il a été construit par Federico II, l’un des empereurs les plus brillants de l’histoire qui, depuis la Sicile, a initié une nouvelle façon de penser le monde moderne. Sur une note plus architecturale, il est important de rappeler le portique gothique qui date de la fin du XVe siècle.
La basilique Saint-Antoine
Si nous nous dirigeons vers le nord à Padoue, nous trouvons la belle basilique de Saint-Antoine, qui a été achevée vers 1300. Elle est unique car elle a été influencée par différents styles architecturaux et artistiques au cours des siècles, ainsi que par des influences étrangères, apportées par le de nombreuses invasions qui ont frappé la région.
La basilique Sainte-Marie
Il ne faudra qu’un court trajet depuis Padoue pour atteindre Venise, où la basilique Sainte-Marie du Salut se dresse à la jonction entre le Grand Canal et le Bacino di San Marco sur la lagune. L’église a une forme octogonale ; c’est un bâtiment qui, comme le clocher et la basilique Saint-Marc, est très important dans l’aspect général de la ville, en particulier pour son large dôme.
L’intérieur présente un éventail de couleurs et de lumières, ainsi qu’un magnifique maître-autel baroque et bien sûr les peintures du Titien. Pour les passionnés de cinéma, la basilique Sainte-Marie du Salut a figuré dans plusieurs films, le plus célèbre étant probablement Indiana Jones et la dernière croisade de Steven Spielberg.
L’abbaye de Fossanova
Au centre de l’Italie, à environ 110 kilomètres au sud-est de Rome, se trouve l’abbaye de Fossanova, l’une des constructions gothiques les plus importantes d’Italie centrale, construite entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle. Cette abbaye a d’anciennes racines romaines, car c’était à l’origine une villa romaine et seulement plus tard transformée par les moines cisterciens en un centre très important de prière et d’échange d’idées et d’art.
Aujourd’hui, l’abbaye offre hébergement et restauration aux pèlerins et, bien sûr, une merveilleuse expérience spirituelle à tous ceux qui souhaitent la vivre. Beaucoup de gens aiment se marier à Fossanova ou y baptiser leurs enfants, d’autres recherchent une expérience plus intense et émotionnelle et y passent quelques jours en méditation.
Séjourner dans un monastère : l’ospitalità monastica
Au-delà de la visite touristique, de nombreux monastères italiens proposent un hébergement en chambre d’hôtes dans le cadre de l’ospitalità monastica — une tradition millénaire d’accueil des pèlerins et voyageurs. Les tarifs sont généralement de 40 à 80 € par nuit en pension complète, soit bien en dessous des hôtels comparables. La plateforme monasterystays.com recense plus de 70 monastères italiens ouverts aux hôtes non-religieux, ou vous pouvez contacter directement les communautés.
Monastères remarquables à visiter en Italie
- Abbaye de Monte Cassino (Cassino, Latium) : reconstruite après sa destruction totale en 1944, cette abbaye bénédictine fondée par Saint Benoît en 529 domine la vallée du Liri — visite gratuite, musée 5 € ; accès en bus depuis la gare de Cassino (ligne pour Rocca Janula)
- Certosa di Pavia (Lombardie) : chef-d’œuvre de l’architecture gothico-Renaissance du XVe siècle, à 8 km de Pavie — visite guidée par les moines chartreux, entrée libre mais pourboire apprécié ; bus depuis Pavie ou Milan (navette directe en été)
- Abbaye de Pomposa (Ferrare, Émilie-Romagne) : abbaye bénédictine du VIIe siècle où le moine Guido d’Arezzo inventa la notation musicale moderne au XIe siècle — entrée 4 €, campanile 8 €
- Sacra di San Michele (Val di Susa, Piémont) : abbaye perchée à 962 m d’altitude, modèle probable du monastère dans « Le Nom de la Rose » d’Umberto Eco — entrée 8 €, fermé le lundi ; accès en bus depuis la gare de Sant’Ambrogio di Torino
- Abbaye de Casamari (Frosinone, Latium) : abbaye cistercienne du XIIe siècle en parfait état, les moines produisent liqueurs, miel et confiture vendus directement — visite libre, boutique monastique
Conseils pratiques pour visiter les monastères
La plupart des monastères imposent un code vestimentaire strict : épaules et genoux couverts obligatoires, entrée refusée sinon. Les heures de visite respectent les offices liturgiques — renseignez-vous avant de partir car les horaires changent selon les jours et les saisons. Certains monastères ferment à l’improviste lors de retraites ou d’événements communautaires. Le silence est de rigueur dans les cloîtres et les chapelles — les appels téléphoniques et selfies sont souvent interdits. Si vous souhaitez assister aux vêpres ou aux matines (généralement 5h30 et 17h30), la présence est libre et l’expérience acoustique dans ces nefs médiévales est souvent inoubliable.
