
Faire des affaires en Italie
L’Italie est un marché difficile. Il existe beaucoup d’argent, mais les chaînes de distribution et la concurrence sont différentes de celles des États-Unis, non pas par manque d’organisation, mais par surcroît de protection des marques locales. En fait, le système est difficile pour les Italiens eux-mêmes, au point que de nombreuses entreprises italiennes gagnent plus d’argent à l’étranger qu’en Italie même. Même Fiat a dû admettre que ses ventes sont meilleures à l’international qu’en Italie.
Si vous êtes déterminé à entrer en Italie en tant qu’entité étrangère, il existe deux moyens pour ceux qui sont en mesure d’investir un montant substantiel : l’un consiste à acheter une entreprise existante et le second est d’ouvrir une succursale d’une entreprise existante. Le premier est plus facile, car il y a des chances qu’il y ait déjà de la bonne volonté et une main-d’œuvre établie, mais d’un autre côté, la dette et les mauvaises pratiques commerciales potentielles doivent être prises en compte. En ce qui concerne le démarrage d’une succursale, il est essentiel que ce soit une entreprise italienne, et à ce stade, il est fortement recommandé d’engager quelqu’un pour la gérer qui comprend vraiment le marché, car en Italie, rien n’est ce qu’il semble.
Sommaire
Les relations d’affaires
Les relations avec les syndicats constituent un autre élément important de la conduite des affaires en Italie. Ils sont très forts et bien que ces dernières années, ils commencent à penser davantage aux affaires, ils représentent toujours un bloc majeur. Les questions politiques sont également un problème potentiel et il est souvent nécessaire d’attendre des mois pour obtenir une autorisation ou un permis de quelque sorte que ce soit. On calcule que les Italiens passent environ 50 % de leur temps à faire des choses qui ne sont pas directement liées à leur activité principale et, par définition, une entité étrangère entrant sur le marché italien sera confrontée aux mêmes problèmes et mettra plus de temps à s’adapter.
Voici des conseils pour créer son entreprise en Italie :
Cela dit, l’Italie offre une opportunité unique aux étrangers car la main-d’œuvre est bien formée, extrêmement professionnelle et capable de penser de manière créative par elle-même sans aide extérieure. Ces caractéristiques peuvent créer de la confusion dans les cercles de gestion étrangers, qui pourraient interpréter l’indépendance des Italiens comme un désir de dominer leurs supérieurs, mais la réalité est que les Italiens livreront comme personne d’autre si on leur fait confiance et qu’on leur permet de s’épanouir.
Projection du marché italien
De nombreuses agences internationales et ambassades font un excellent travail pour examiner le territoire italien et fournir des données et du matériel de recherche pour soutenir un investissement. À ce sujet, l’ambassade américaine a toujours eu un excellent système et a livré des rapports fantastiques sur l’économie italienne en général. Dans tous les cas, il est certainement judicieux de consulter votre consulat avant de faire quoi que ce soit lié aux affaires en Italie.
De toute évidence, nous parlons ici en termes généraux, mais un aspect très important des affaires en Italie est le domaine dans lequel vous souhaitez opérer.
La culture des affaires en Italie : ce qu’il faut vraiment savoir
- L’Italie est la 3e économie de la zone euro et le 8e exportateur mondial. Mais faire des affaires en Italie nécessite de comprendre quelques spécificités culturelles que les manuels de commerce ne disent pas toujours.
- La relation personnelle avant tout : en Italie, on ne signe pas avec une entreprise, on signe avec des personnes. Les premiers rendez-vous servent à se connaître, pas à conclure des deals. Inviter son interlocuteur à déjeuner (pas un sandwich sur le pouce) est un signe de sérieux. Un bon restaurant, un repas de 1h30-2h, c’est un investissement normal.
- Le Nord et le Sud fonctionnent différemment : le triangle industriel Milan-Turin-Gênes fonctionne de manière assez proche de l’Allemagne ou de la France. Le Sud (Naples, Palerme, Bari) implique davantage l’importance de la famille et des réseaux d’intermédiaires.
Structures juridiques et fiscalité : les bases pour s’implanter
- Les principales formes juridiques italiennes :
- [‘SRL (Società a Responsabilità Limitata) : équivalent de la SARL française. Capital minimum 1€ (SRL semplificata pour moins de 35 ans) ou 10 000€ (SRL ordinaire). La forme la plus courante pour les PME.’, ‘SPA (Società per Azioni) : équivalent de la SA française. Capital minimum 50 000€. Pour les sociétés plus importantes.’, « Partita IVA : le numéro de TVA individuel, indispensable pour tout travailleur indépendant ou entrepreneur. S’obtient en quelques jours à l’Agenzia delle Entrate. »]
Ressources et démarches pratiques pour les entrepreneurs français
- La Chambre de Commerce Italienne en France (CCIF, Paris, ccifrance.com) propose des services de mise en relation, de traduction juridique et d’accompagnement à l’implantation. Son réseau en Italie couvre toutes les régions.
- L’ICE (Istituto Commercio Estero, ice.it) est l’agence italienne pour la promotion des échanges commerciaux : base de données de fournisseurs italiens par secteur, agenda de salons professionnels, études de marché gratuites.
- Les salons professionnels italiens incontournables : MACEF (houseware, Milan, janvier et septembre), SALONE DEL MOBILE (design-mobilier, Milan, avril, l’un des plus grands salons au monde), VINITALY (vins, Vérone, avril), HOST (hôtellerie-restauration, Milan, octobre).

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