
Histoire de carnevale et des meilleurs défilés d’Italie
Carnevale est l’une des célébrations les plus colorées au monde. En Italie, nous sommes sérieux à ce sujet. En fin de compte, c’est là qu’il est né.
Nous connaissons tous le Carnaval de Venise et celui de Viareggio, ainsi que de célèbres interprétations internationales telles que le Carnaval de la Nouvelle-Orléans, celui de Rio et celui de Notting Hill (Londres). En Italie, cependant, chaque ville, même la plus petite, a son propre défilé Carnevale. Chaque village célèbre, chaque famille prépare une tempête pour honorer cette tradition séculaire de danse, de mascarade et de festin avant le jeûne et la méditation du Carême.
Mais qu’en est-il des origines et de la tradition historique de Carnevale ? Qu’en est-il de la genèse de son nom et de la beauté de ses nombreux défilés autres que Venise et Viareggio ? Lisez la suite et découvrez avec nous quelque chose de plus sur l’une des traditions les plus appréciées, et les plus anciennes, d’Italie. Le carnaval vénitien est l’une des nombreuses choses pour lesquelles l’Italie est célèbre !
Sommaire
Les origines de Carnevale
L’étymologie même du mot Carnevale a fait l’objet de vives discussions. Pour certains linguistes, le mot vient de l’expression latine carrum navalis, un type de flotteur en forme de navire utilisé par les Romains lors de la célébration des Saturnales, et dans les premiers siècles de Christian Carnevale. Même si cette théorie est phonétiquement acceptable, beaucoup ne sont pas d’accord avec elle, car elle n’est pas historiquement soutenue. La théorie considérée comme plus réaliste par la majorité des experts voit le terme Carnevale provenir d’une autre expression latine, carnem levare, signifiant « enlever la viande », qui au fil des siècles est devenu carne, vale ! (Au revoir, la viande !). Cette expression était associée au mercredi des cendres, qui était le jour où le carême commençait et, par conséquent, les gens arrêtaient de manger de la viande.
Voici une vidéo en anglais parlant de cet événement :
Carnevale est l’héritage des pratiques païennes de la Grèce antique et de Rome. Les célébrations en l’honneur du dieu Bacchus en Grèce (les Baccanales) et de Saturne (les Saturnales) à Rome sont toutes deux comptées parmi les anciens parents de Carnevale. En vérité, nous pourrions retracer CarnevaleLes origines de ‘s encore plus tôt, à l’aube même de l’histoire : certains croient en l’existence de célébrations primitives en l’honneur de l’arrivée du printemps, où les participants se peignaient le visage et le corps et se livraient à des danses et des chants rituels.
Carnaval à la Renaissance
Les costumes et les masques sont devenus un incontournable de Carnevale au début de la Renaissance. Le bal masqué a été introduit par le pape Paul II au 15ème siècle et a gagné l’approbation notamment grâce à la popularité des personnages de la Commedia dell’Arte, qui sont à l’origine de plusieurs des maschere di Carnevale italiennes les plus populaires. La Co mmedia dell’Arte, patrie d’Arlecchino, Pantalone, Pulcinella et de tous les masques traditionnels les plus appréciés d’Italie, a mis en scène les stéréotypes humains (avidité, vanité, ruse…) et les a souvent associés à une image régionale, créant ces images visuelles et linguistiques, liens que nous apprécions encore aujourd’hui.
Les principaux Carnavals d’Italie : dates et pratique
- Venise (Carnevale di Venezia) : 2 semaines avant le Mardi Gras (mi-janvier à mi-février). Foule maximale le samedi du milieu. Bals privés masqués dans les palais : 150-400€/pers. Venez en semaine pour moins de monde
- Viareggio (Toscane) : carnaval du samedi avec chars géants en papier mâché satiriques. Dernier samedi de janvier jusqu’au Mardi Gras. Entrée tribunes : 20-35€, debout gratuit derrière les barrières
- Ivrea (Piémont) : la Bataille des Oranges — 3 jours avant le Mardi Gras. Des chars lancent des oranges sur la foule (casque recommandé). Expérience unique
- Putignano (Pouilles) : l’un des plus anciens carnavals du monde (depuis 1394), défilé le jeudi gras et Mardi Gras. Entrée gratuite
- Cento (Émilie-Romagne) : ville jumelle de Rio de Janeiro pour le carnaval. Chars colorés, samba, ambiance brésilienne
Venise en période de Carnaval : conseils pratiques
Le Carnaval de Venise est un phénomène qui écrase la ville — 3 millions de visiteurs en 2 semaines pour 50 000 habitants. Pour en profiter sans être noyé dans la masse : loger sur le continent (Mestre, Padoue, Trévise) si vous venez le week-end du milieu — les hôtels de Venise doublent leurs prix (comptez 200-500€/nuit). Venir en semaine : en dehors des week-ends, les rues reprennent leur atmosphère mystérieuse.
Pour les costumes : les boutiques de location dans le Castello ou le Dorsoduro proposent des masques et tenues pour 30-100€/jour. Les authentiques masques vénitiens se trouvent chez Ca’ Macana (Dorsoduro) ou Tragicomica (San Polo), à partir de 15-80€.
Le masque vénitien : savoir-faire et symbolique
La tradition du masque à Venise remonte au XIIIe siècle. Le bauta (masque blanc surmonté d’un tricorne) était le plus populaire car il permettait de manger et boire sans l’enlever. La moretta (masque oval noir) était maintenu par un bouton tenu entre les dents — ce qui rendait sa porteuse muette et mystérieuse. Aujourd’hui, les artisans mascareri utilisent des techniques identiques depuis le XVIe siècle. Une visite d’atelier avec démonstration est accessible gratuitement dans plusieurs boutiques du Castello.
