
Le tourisme durable gagne du terrain en Italie
L’industrie du voyage et du tourisme en Italie intègre lentement des pratiques vertes. Plus particulièrement, les hôtels tentent de réduire les émissions de carbone en explorant des sources d’énergie alternatives et en permettant aux clients d’économiser l’énergie, de recycler et de réduire les déchets.
Le gouvernement italien et les acteurs de l’industrie sont de plus en plus conscients que le tourisme durable deviendra le seul modèle de tourisme possible à moyen et long terme. Les consommateurs sont également de plus en plus conscients des enjeux et des pratiques du tourisme durable et exigent de plus en plus des produits respectueux de l’environnement.
Sommaire
La popularité de l’écotourisme
Le tourisme durable en Italie signifie principalement l’écotourisme, une tendance qui a bénéficié en 2009 des préoccupations croissantes concernant la préservation de l’environnement et le soutien au développement durable. L’écotourisme en Italie se concentre principalement sur les cultures rurales locales qui sont uniformément présentes sur tout le territoire national, et sur la préservation de la faune et de la flore.
Veuillez voir ci-après le développement du tourisme en général en Italie :
À partir de 2009, une proposition de vacances entièrement éco-responsable est proposée par la province du Haut-Adige. Les Alpes de Siusi ont lancé un programme environnemental intégré pour préserver le plateau Sciliar. Le trafic est limité entre 9h00 et 17h00 lorsque les Alpes de Siusi ne sont accessibles que par câble ou par bus, alors que presque tous les véhicules de transport public fonctionnent au méthane dans toute la région. Les hôtels sont éco-durables et le vin et la nourriture offerts aux clients sont, autant que possible, « zéro kilomètre ».
Préservation des cultures et traditions locales
La préservation des facteurs culturels locaux et la renaissance des traditions étaient d’autres tendances émergentes de l’industrie du tourisme au cours de la dernière décennie en Italie, souvent promues par le gouvernement. Cette tendance est liée à la protection des dénominations géographiques des types d’aliments tels que le fromage, le vin et le jambon.
Les initiatives de tourisme durable en Italie se concentrent principalement sur la promotion de zones moins connues du pays, loin des régions les plus populaires de Lombardie, Vénétie, Toscane, Campanie et Émilie-Romagne.
En 2009, la Sicile a dirigé le projet de tourisme interrégional vert qui voit, par exemple, un service de train du patrimoine dans les réserves naturelles de la région. Selon le conseiller régional du tourisme, Nino Strano, le tourisme vert deviendra une ressource économique importante pour la Sicile.
Des investissements nationaux et européens importants
Le principal défi du gouvernement italien à moyen et long terme est d’augmenter le nombre d’écotouristes tout en investissant dans les espaces verts des villes, en restaurant les bâtiments historiques et en créant les infrastructures dans les zones rurales qui sont promues. Les bénéfices d’une telle activité ne se verront toutefois qu’à moyen terme.
Le tourisme durable occupera un rôle croissant en Italie au cours de la période de prévision. Par exemple, en 2009, les Pouilles ont investi 50 millions d’euros dans le tourisme, pour rénover les infrastructures d’hébergement de la région et améliorer son offre touristique, la rendant ainsi plus compétitive sur les marchés internationaux : une exigence clé pour le financement des projets touristiques était leur durabilité.
Voyager durablement en Italie : les gestes concrets
- Préférer le train à l’avion pour les trajets intra-italiens : Rome-Milan en Frecciarossa (3h, 30-60€) émet 14 fois moins de CO2 qu’en avion. L’Italie a le meilleur réseau ferroviaire à grande vitesse du Sud de l’Europe
- Séjourner dans des agriturismo certifiés Legambiente Turismo ou Touring Club Italiano — garantie de pratiques durables et de cuisine de proximité
- Éviter les destinations sur-fréquentées en haute saison : préférer Procida à Capri, Raguse à Taormina, Civita di Bagnoregio hors juillet-août
- Acheter local dans les marchés de producteurs (mercato dei contadini) plutôt que dans les souvenirs d’aéroport
- Respecter les règles dans les zones marines protégées (AMP) : pas d’ancre dans les herbiers de Posidonie, pas de collecte de coquillages
Les labels et certifications du tourisme durable en Italie
L’Italie dispose de plusieurs systèmes de certification verts. La Bandiera Blu (Drapeau Bleu) certifie les plages et marinas selon 32 critères environnementaux — 485 plages labellisées en 2024. Cherchez ce label sur le site officiel avant de choisir votre destination balnéaire.
Le Touring Club Italiano et Legambiente co-gèrent des labels pour les hébergements éco-responsables. L’écolabel européen EU Ecolabel pour le tourisme couvre environ 200 hôtels italiens — identifiables par la fleur verte. Ces hébergements font des économies d’eau et d’énergie réelles et utilisent des produits biologiques pour l’entretien.
Gérer le surtourisme : comment contribuer à une Italie plus équilibrée
Les villes italiennes les plus touchées par le surtourisme (Venise, Florence, les Cinque Terre, Amalfi) ont mis en place des mesures : accès payant à Venise (5€/jour en 2024), quotas de visiteurs dans les sentiers des Cinque Terre, restrictions dans la vieille ville d’Amalfi. En tant que voyageur, vous pouvez contribuer en choisissant des hébergements hors du centre historique, en visitant les sites tôt le matin, en dépensant votre argent dans des commerces locaux indépendants, et en évitant le pic de juillet-août pour les sites les plus fragiles.
